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Philippe Jaccottet :
1. Le combat inégal
 
Bo Skovhus :
1. Gustav Mahler
 
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1. Robert Schumann
2. Coffret Schumann / Wolf
3. Hugo Wolf

 


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Nouveautés :

 

 

 

     

 

 

 

  Jean-Luc SARRÉ
COMME SI RIEN NE PRESSAIT

256 pages (2009)
ISBN 978-2-940055-63-0   CHF 32.- / 22 €

Depuis plusieurs années, de façon régulière, Jean-Luc Sarré nourrit des carnets de brèves notations, acérées, drolatiques ou percutantes sur le monde croisé au cours de ses déambulations ou vu de sa fenêtre. Ce sont quelques souvenirs de l'adolescence et du pays de l'autre rive de la Méditerranée, des humeurs immédiates en réaction aux événements que chaque matin lui dévoile dans leur humilité et parfois terrifiante banalité, des commentaires ou des réflexions que lui dictent ses lectures, des admirations aussi, souvent, des caprices en vue d'un poème futur, peut-être, enfin de nombreuses digressions à propos de tout et particulièrement du moindre qui ordinairement ne retient guère les poètes.
Dans ces notes en prose (mais le reste-elle toujours ?), Sarré se révèle un observateur né, d'une précision à la fois exigeante et lâche, je veux dire qui sait conserver une certaine distance d'ironie et de désillusion vis-à-vis du spectacle et de celui qui s'en émeut. Il reste face à tout d'une lucidité âpre qui éclaire le mouvement de sa phrase. Dans ce nouveau recueil, Comme si rien ne pressait - alors que, bien entendu, tout presse -, la langue fait des embardées, comme l'indiquait déjà le titre d'un recueil de poèmes paru à La Dogana en 1994, parce que ce n'est que sous cette forme que ce poète écrit : refusant sclérose, retours sur soi, tournant à des régimes qui changent inopinément d'une note à l'autre, tantôt impatients, assurés, tantôt atténués, hésitants, mais qui garantissent à la lecture un rythme de saccade, d'un temps vibrant. Jean-Luc Sarré, qui publie parallèlement un nouveau poème aux éditions Le Bruit du temps sous le titre de Autoportait au père absent, s'affirme une fois de plus ici comme l'héritier de ces mélancoliques attentifs qui, à la manière de Jules Renard ou Georges Perros, ont l'art de faire mouche, chaque jour, d'un coup de plume.

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Philippe JACCOTTET
LE COMBAT INEGAL

Hommages de J.-F. Jauslin, D. Müller, P. Chappuis, A. Isenschmid et F. Pusterla
Le Combat inégal, remerciement du lauréat
Le Retour des troupeaux, prose inédite

112 pages (2009)
ISBN 978-2-940055-62-3 CHF 48.- / 31 €

Traduction des textes de l'auteur en allemand et en italien, aquarelles et dessins d'Anne-Marie Jaccottet, fac-similé et photographies, bibliographie, CD de 56 minutes de lecture enregistré par Philippe Jaccottet à Grignan le 25 janvier 2010, contenant poèmes et proses tirés de ses derniers recueils.

Le poète Philippe Jaccottet reçoit le Grand Prix Schiller 2010. Cette distinction, la plus haute de Suisse, consacre une œuvre littéraire d'une exigence sans faille. Malgré une lucidité impitoyable sur les pouvoirs de nos jours décidément très limités de la parole et sur la réduction à peau de chagrin du champ poétique, l'auteur de La Semaison, d'Airs, de Ce peu de bruits, n'a jamais perdu la foi en la lumière entrevue très tôt, et même si celle-ci n'éclaire désormais que très faiblement et par intermittence, elle n'en trace pas moins des chemins, allume des feux brefs mais essentiels.
À l'occasion de la remise du prix à Soleure, La Dogana publie un ouvrage contenant non seulement les hommages rendus par quelques-uns de ses amis poètes, mais également la réponse du lauréat et une de ses proses inédites. En outre, un CD d'une heure de lecture de ses poèmes lus par lui-même accompagne l'ouvrage - lequel fait suite aux trois recueils consacrés aux lieder de Wolf, Schumann et Mahler.

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John Keats
HYPERION
Traduction de Paul de Roux & texte en regard

Réédition
80 pages (2009)
ISBN 2-940055-24-6 CHF 30.- / 20 €

Avec Hypérion (1820), le poète romantique anglais John Keats (1795-1821) nous introduit d'emblée dans le monde des dieux (« au fond de l'ombreuse tristesse d'un vallon ») avec une puissance, et une netteté de vocabulaire qui ne rappellent guère que Dante. Trois chants narratifs, laissés (sans doute volontairement) inachevés, suffisent au poète pour retracer successivement la chute de Saturne entouré des Titans, celle d'Hypérion, le dieu du soleil, remplacé par le jeune Apollon : " Car c'est une loi éternelle / Que le premier en beauté doit être le premier en puissance ", et puis les métamorphoses du dieu sur les rives de Délos, - naissance d'une poésie spirituelle supérieure.
Dans l'oeuvre de John Keats, le poème d'Hypérion fait figure de pivot, puisqu'il concentre l'art épique, un peu plus diffus, d'Endymion (1818), tout en dessinant à travers de nombreux passages lyriques le paysage très pur des Odes, qui ont fait ensuite la renommée du poète, comme en témoigne encore aujourd'hui le film biographique de Jane Campion, « Bright Star ».
Proposé dans une version bilingue, Hypérion est traduit en français par Paul de Roux. Avec l'attention de Pierre et Betty Leyris, il a parfaitement su rendre le souffle épique de ces pages :
[Hypérion] entra, mais il entra plein de rage ;
Ses robes de feu voletaient autour de ses chevilles
Et produisaient un grondement, tel celui du feu terrestre,
Qui effaroucha les douces Heures volatiles
Et fit frémir leurs ailes de colombe. Il flamboyait…

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Rainer Maria Rilke
LES ÉLEGIES DE DUINO

traduction de Philippe Jaccottet
& texte allemand en regard

Collection « Poésie »
Réédition
120 pages (2009)
ISBN 2-940055-58-6 CHF 32.- / 20 €

Commencées par R. M. Rilke en janvier 1912 au château de Duino, face à la mer de Trieste, où l'avait accueilli la princesse Marie de la Tour et Taxis, ces élégies ne seront achevées que dix ans plus tard. Par l'ampleur de la vision, par la profondeur des questions qui y sont posées et l'extraordinaire tension de leur prosodie, ces poèmes s'élèvent à la hauteur des grands hymnes de Hölderin et figurent parmi les textes majeurs de la poésie du XXe siècle. Philippe Jaccottet, dont les premiers essais de traduction de ces élégies remontent à l'acquisition du livre à l'âge de seize ans, n'a cessé d'interroger la signification de ces vers et d'en traquer les rythmes secrets. Il nous livre enfin sa version complète de cet ensemble, accompagnée d'une très belle lecture à la fois critique et personnelle où il dit son admiration et mesure sa dette à l'égard du poète autrichien.
« Je crois que le Rilke le plus central, le plus pur et le plus vrai est celui qui pense voir dans les stèles attiques l'image de la relation humaine le plus proche de son cœur - comme il en fait la confidence à Lou Andreas-Salomé le 10 janvier 1912, au moment même de la naissance des deux premières Élégies. L'alliance légère de la grâce juvénile et de la mort, l'inscription de l'adieu dans une image qui en transfigure la cruauté, dans une musique qui l'apaise et l'équilibre : ce pourrait bien être ce que Rilke a su réinventer mieux qu'aucun autre poète. »

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